LA MURGE DES LAMENTATIONS

Contre vents et marées, ma gueule et moi nous nous installâmes. Prêts à en découdre, que ce soit du levis ou autre. Merde ! 

Le rayonnement tentaculaire de nos faciès durcis par le breton climat nous fît très rapidement dégringoler ; comme une Alice, derrière une salope de lapin blanc. Pour autant nous en étions à la blonde, et pas qu'à demi, il n'y a que les prépuces à faible kilométrage pour acheter des menthol.

"Ce qu'on envoie !"

Cette aura nous valut la voluptueuse promesse d'un chatouillement d'oreille qui n'a d'anodin que la formulation. Un pont entre le maure et le con s'établissait, voilà les fondations d'une enjambée des continents...

Les reggaeton vibes grisant notre sens le plus noble ; nous nous laissâmes glisser dans l'âtre des échanges de sensations, des partages généreux d'idées toutes faites et des constats d'évidence, nous étions toute âme tournée vers la politesse... N'en déplaise aux âmes-lumières pour qui la concession fût le premier pas vers la prostitution (Tomtom, Marat, Clem col's, Césaire, Fanch dèr', Nietzsche, John Deere...)... On n'allait pas non plus vendre aux enchères nos montées de lait !

En ce soir d'octobre occis par la lame acérée du couteau de minuit, vitrifiés comme des fantômes de nous-mêmes, diaphanes tels des miroirs sans tain, nous embarquâmes à bord du Bout d'lard Express. En effet... animés d'une pugnacité juvénile et imbibés du sang des roux (Ô liqueur de l'étrangéité) nous fîmes face au pièges des pourfendeurs. Et voilà le jameson brûlant nos glottes... altérant notre diction déjà désinvolte et nous remplissant le coeur d'une hardiesse nécessaire pour faire face aux trombes lacérant les carreaux de notre soucoupe... Mais nous sommes bien loin d'être effrayés par une ou deux glissades... car il est des vagues bien creusées qui nous attendent, afin que nous humions leurs crêtes.

Mélenchon les cartes !!! ça se passe en mode double fuck.

Que pouvait-il donc arriver à nos deux malheureux aventuriers ? Un coup dans la turbine à chocolat ?? No way. (déjà fini le rosé?????) Bon, une fois toute cette merde ambiancée, QUID de l'action( que pasa  doit se demander le lecteur en mal d'amour) ? Ici se dévoilait enfin l'automne de leurs sentiments polis, laissant libre cours aux Mr Hyde sommeillant en chacun d'eux. N'allez pas vous méprendre, ces deux là n'en étaient pas à leur coup d'essai. Le débat, autrefois épris d'une stérilité nauséabonde, prit soudainement la tournure que nous voulions qu'il prenne. Pour faire court, nous l'avions plongé dans la marre aux requins. Et ces squales, personnifiés par nos verbes tranchants, nos verves satiriques, faisaient défriser la virgilité ambiante. Les gens n'y comprendront rien et c'est tant mieux, qui voudrait se délecter des restes d'une masturbation cérébrale ? Bande de rémoras ! Point ! Cet article est terminé, décuvez en paix.

PLANETE MARS

   
      J'ai une battue de moments de bravoure à vous raconter ; des projets bien plus salés que les larmes du requin-tigre, toutes ces envies de défier les constellations et de chevaucher sauvagement la comète du trou noir... ce n'est toutefois pas ce que j'ambitionne ici, je ne ferai qu'un détour de courtoisie par mars.

          Soirée cougar, voilà le fil rouge annonçant une soirée sans grandeur pour ce jeudi soir qui pue l'automne. Jeudi soir, où, de coutume, la caste des lionnes mûres s'en vient chercher les dernières étincelles de leur jeunesse dans une pièce en trois actes : Pub-happy hour-concert de violons à cheveux blancs. Un tableau franchouillard à souhait ou la certitude d'une déflagration dans l'espace-temps.


          22h00 : on s'arrime en terrasse sans faire couleur locale, les violons percent des octaves, la bière coule à flots, les lèvres fades tirent sur des gauloises et les yeux vitreux dénoncent l'ennui caché dans ces âmes sédentaires. Sur la devanture, un panneau célèbre les 25 ans bien tassés de la taverne ; La Mars: illustre "éleveur de coudes". À la votre !

          Un gars en pantalon moutarde débarque en mode full spirit, il est là pour faire taire les enfants. C'est bubu l'oeil perçant qui vient étancher sa soif on the place to be pas de secrets un grand bol de bié pour un grand gosier. On est placé, jeu en triangle, les yeux lancent des éclairs, les cibles sont en flammes. Arrive ensuite l'auto-surnommé Le Don, par hasard et pas rasé, ce gars-là est un bras d'honneur à la bienséance. il est temps de le préciser; en informatique, un quartet est un ensemble de quatre bits.

          Deux BTS Tourisme sont venus faire chuter la moyenne d'âge et monter la pression à coups d'éclats
de rire stridents on était là ouais ma gueule, au milieu de 
cette voie lactée on avait plus les veines froides et l'air s'emplissait de chaudes particules (beaucoup plus que de partie "tête").. On a tué l'automne ce soir-là, "comment ça faut toujours aller doucement ? ça veut dire quoi ça ?"... Il y en avait des leçons à donner. L'abcès fût crevé comme une vulgaire baudruche et l'after mettait les voiles, Lenny Kravitz en personne fuyait la salle et la scène était déserte comme la plage en automne. La gravité est morte. Il n'y aura que des rêves éveillés et des lueurs lointaines pour venir dans le souvenir leur mordre le haut des cuisses voilà qui est beau, faire comme les vaches et regarder le train passer, c'est la même sur Mars après un vodka-gin-perrier on ferme les portes bande de pisse-froids vous vous branlerez ailleurs on est pas des peigne-culs nous ! On vit dans l'espace !