ODE A LA CONNERIE


À vrai dire je serais franchement resté chez moi. L'ennui ne m’ennuie pas, et toi mon frère? Si tu ne sais pas où tu vas reste où tu es. J'aime m'occuper de ce gras qui me sert le bide et j'irai bouffer des cœurs dans ma prochaine vie. Seul dans ma chambre, un bock de bière et des chips devant l’énième match du mondial, quelle bande de cons troubadours ! Cultiver sa foi au nom de la cirrhose. Donne moi un papier un crayon que j'te chie un schéma !



J'aurai dû rester chez moi, il n'y aurait pas eu autant de liche sur mes pompes et autant de sable dans mon plum'. Et je serais allé me coucher sans y penser. Bien en sécurité dans mon confort. Tripotez-vous la nouille ! On a trop d'une vie pour se préparer à l'éternité, t'y crois à ça ? La connerie est la forme supérieure de la lucidité. Le réveil midi, pas d'appel, rien à faire, rien à foutre, tant mieux ! Finir la journée seul au pieu, le pied ! Finir sa vie seul au pieu, pour le reste kifer la routine ! Et s'emmerder bien ferme sans orgasme. Avec certains c'est toujours jamais et jamais toujours. 



Qu'est que j'ai foutu bordel ? La roue tourne ? Trois fois cinq tours de rond point, est-ce la raison de ma nausée ? Ou bien ce rouge bouchonné à quatre du mat' ? J'ai vu des gars aller se baigner à la belle étoile, bien sûr qu'ELLE EST FROIDE !!! Au bar y'a des ricards cœur de lion ! Je me suis fait prendre dans la débilité ! Il ne s'agissait pas d'une valse dans les sous-bois ambiance Moyen Âge mais bien d'une crise qu'un épileptique ne mimerait pas mieux ! Allez allez ! Je transforme mon argent en or liquide. La bière philosophaaaaale !!! Une tripottée de demi siphonnée, laissés pour morts au bord du comptoir. La tise fera de mes souvenirs prochains des bouts de veilles passées. Aucun tacos ne nous transportera vers une autre chaumière. Et l'autre qui roupille ! On a tout essayé, sans rire ! Et qu'on ne me parle pas de flicaille dans ces conditions ! Aucun chauffeur de bus dans l'assemblée ? Merde à eux ! Okay j'suis K .O. En perdition totale! Je me retrouve quand même en bord de plage avec deux têtes ivres dans mon rétro ! Et cette lune qui rayonne, autour le goudron nous coule dessus. Les baffles crachent, on va niquer la batterie c'est certain ! Allons enfant de la party ! Quand on tripe au-delà des nuages il faut s'attendre à des turbulences.  



Un mouton blanc saute par-dessus un autre mouton non moins blanc. Les deux têtes bêlent dans la flotte, un loup sur la berge rit. Et toujours les baffles à fond. Tu démarres à combien de bpm ? Tu turbines à combien de bpm ? Tu t'exprimes à combien de bpm ? Pffff ! Okay ! Laisse-moi m'oublier un peu, quelques temps. Laisse-moi aspirer la substantifique moelle de cette nuit. Avant que tout ceci ne m'explose à la tronche comme la plus criante des criantes vérités jamais criées. À vrai dire je serais resté chez moi sans croiser la route de ces jozs fondamentalement archis. Je me serais endormi sans même y penser. On n'est pas né pour être beau. 


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